mercredi 2 avril 2014

Le shôjo du mois - Vampire Knight de Matsuri Hino


Pour la sortie du dernier tome de la série en français ce mois-ci, j'ai choisi de vous présenter Vampire Knight, l'un des grands succès du genre shôjo de ces dernières années.

L'histoire
 
Il met en scène Yûki Kurosu, la fille adoptive du directeur de l'Académie Cross, une école expérimentale où les vampires et les humains cohabitent en paix. Yûki, insouciante et dynamique, n'est pas au bout de ses surprises : elle va peu à peu découvrir les secrets des uns et des autres et comprendre qu'elle se trouve au milieu de conflits politiques qu'elle ne soupçonnait pas entre les différents partis de ce monde surnaturel. En outre, elle est prise dans un triangle amoureux efficace entre deux beaux jeunes hommes ténébreux : Zero, son ami, recueilli lui aussi par le directeur Kurosu et, Kaname, le vampire énigmatique qui l'a sauvée quelques années auparavant.


Ce manga contient donc tous les éléments pour plaire à de jeunes lectrices romantiques, mais, il a aussi quelques faiblesses.

Une histoire pleine de surprises

Premièrement, les réels enjeux et la profondeur de l'histoire mettent du temps à se révéler : non seulement, les intrigues et les rebondissements intéressants apparaissent au bout de quelques tomes, mais, surtout, les personnages ne s'étoffent pas de suite. Les héros sont beaucoup plus complexes qu'ils ne le laissent apparaître dans un premier temps. De même, il y a beaucoup de personnages secondaires (ce qu'en général, j'apprécie beaucoup dans une oeuvre), cependant, en lisant les premiers volumes, on a du mal à les différencier et à voir ce que chacun d'eux peut apporter à l'histoire : concernant les lycéens vampires, on a même l'impression qu'ils ont été mis là de façon artificielle pour faire rêver les jeunes filles alors qu'ils auront tous un rôle important à jouer par la suite.


Deuxièmement, le lecteur adulte peut légitimement trouver que c'est un manga pétri de clichés et de mièvrerie ; un triangle amoureux dans un lycée de vampires qui portent des uniformes : voilà un contexte qui semble peu original...

En somme, on peut reprocher à Matsuri Hino de ne pas avoir su donner suffisamment d'indices au début de son manga pour entretenir le suspense et laisser entendre à son lecteur qu'elle avait entre les mains de beaux personnages et une histoire intéressante. En effet, quand l'ambiguïté des personnages et leurs véritables motivations apparaissent, la lecture devient très prenante. Au programme: conflits entre vampires et chasseurs, complots, quête d'identité, amour impossible... Tous les ingrédients pour une bonne histoire de vampires sont présents et on ne peut nier l'efficacité d'un tel mélange.


 Un régal pour les yeux

Cela dit, ce qui fait pour moi la force de Vampire Knight, ce sont les dessins de Matsuri Hino qui sont magnifiques, aussi bien en noir et blanc qu'en couleur. Elle maîtrise parfaitement son trait, et ses planches sont si agréables à regarder qu'on ne lirait la suite des aventures de Yûki que pour le plaisir des yeux ! (Naturellement, c'est subjectif car les goûts en matière de style graphique ne se discutent pas!)

D'ailleurs, l'artbook de Vampire Knight (que Panini Comics a eu le bon goût de publier en français) est superbe et mérite largement le détour, même si certains pourraient lui reprocher une esthétique un peu galvaudée mêlant une atmosphère gothique à celle d'un lycée à la japonaise.
Pour le plaisir des yeux, voici mes illustrations préférées :



 Ainsi, Vampire Knight est un manga à lire d'une traite pour apprécier réellement l'histoire : jusqu'à la fin, on se demande comment l'auteur va dénouer son intrigue et, personnellement, j'ai été satisfaite de ses choix, même si la chute est un peu rapide.

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