vendredi 31 octobre 2014

HappY HalloWeeN !!

Les personnages du Royaumes des Fleurs sont heureux de vous souhaiter un bel Halloween plein de bonbons, de films qui font peur et de déguisements terrifiants !


samedi 11 octobre 2014

Gribourêve


Un petit dessin vite fait pour remplir ce blog!

En ce moment, je dessine beaucoup pour un nouveau projet (en espérant qu'il se réalise un jour). Pour cela, je me mets à la coloration numérique et je ne cache pas que j'ai beaucoup de difficultés! Mais, je progresse, c'est tout ce qui compte!

mercredi 9 juillet 2014

Le shôjo du mois - Sailor Moon

Comment ne pas parler de Sailor Moon alors que, depuis deux ans, les festivités du vingtième anniversaire de cette oeuvre culte tirent en longueur et que, ce mois-ci, une nouvelle série animée vient de sortir?


Comme beaucoup de personnes de ma génération, j'ai d'abord découvert Sailor Moon en regardant le Club Dorothée, puis, à l'adolescence, je me suis intéressée au manga original de Naoko Takeuchi, publié à l'époque chez Glénat. 


L'histoire

Il raconte l'histoire d'Usagi Tsukino une adolescente de 14 ans qui, aidée par Luna (un chat parlant!), va devenir justicière sous le nom de Sailor Moon, combattant d'étranges créatures appartenant à une organisation maléfique menée par la charismatique reine Beryl. Cette histoire de super-héroïne tokyoïte prend progressivement une ampleur cosmique: d'autres guerrières en costumes marins apparaissent et l'on comprend que la quête de Sailor Moon n'est pas simplement de lutter contre des ennemis avides d'énergie humaine mais carrément de sauver le monde d'extra-terrestres démoniaques, de retrouver la princesse de la Lune et le mystérieux Cristal d'Argent! 


Un mélange des genres efficace

Naoko Takeuchi a mérité son succès. Effectivement, elle a eu l'intelligence de rassembler des éléments empruntés à différents univers et capables de fédérer un large public : un groupe de combattantes aux caractères bien distincts dans lesquelles les lecteurs peuvent s'identifier, des costumes mignons et sexy qui inspirent les cosplayeurs depuis deux décennies, des transformations et des accessoires dignes de toute magical girl bien équipée, des personnages en prise avec une quête d'identité liée à leur double vie et à leurs existences antérieures, de l'action, une romance émouvante entre l'héroïne et le très élégant Tuxedo Mask sur fond de légende lunaire, des chats adorables qui peuvent tenir lieu de mascottes dont on peut vendre plein de produits dérivés kawaï et, enfin, un univers inédit fondé sur les planètes du Système solaire. 


Bref, en piochant dans du vieux, Naoko Takeuchi  a imaginé une oeuvre unique qui condense les codes du shôjo (style graphique, histoires d'amour, ambiance féminine), mais aussi du shônen (aventures, importance de l'amitié, succession de différents arcs où les personnages se battent contre des "méchants" toujours plus puissants, rallongeant ainsi la série et permettant aux personnages de développer de nouveaux pouvoirs).
Les créateurs de la série animée de l'époque ont d'ailleurs contribué à ce mélange des genres en multipliant les scènes d'action avec des méchants plus excentriques les uns que les autres, empruntant à l'univers du sentaï le côté kitsch et monstrueux de leur chara-design.

Une héroïne incorrigible

Sailor Moon joue non seulement avec les codes canoniques des mangas pour adolescents, mais aussi avec les émotions du lecteur, alternant des scènes amusantes et des passages mélancoliques.
Ce mélange de tonalités est en grande partie dû au caractère bien trempé d'Usagi. Celle-ci est bien loin d'être courageuse et déterminée comme les super-héros classiques : elle est peureuse, écervelée, plus préoccupée par la nourriture, la sieste et la salle d'arcade où travaille le beau Motoki que par sa lutte contre les forces du mal. Ses réactions excessives et inappropriées nourrissent la plupart des scènes comiques. Cela dit, l'oeuvre prend un ton plus grave quand elle est confrontée à des situations de plus en plus dramatiques : elle murit et apprend à devenir une vraie guerrière.


Une esthétique profondément shôjo

Si l'on peut considérer que l'auteur joue avec les codes de genres variés, le design des personnages, la mise en page et la coloration de ses illustrations sont, par contre, résolument "shôjoesques".


D'ailleurs, les scènes de combat ne sont pas aussi dynamiques dans le manga que dans la série animée: on peut regretter la brièveté des scènes d'action et le manque de décors et de détails. Heureusement les séquence romantiques pleines de gros plans, d'yeux embués, de bulles et de pétales de fleurs rattrapent ces lacunes en matière de mise en scène!

Une oeuvre à redécouvrir

Pour toutes ces raisons, Sailor Moon est un classique à lire et relire, et, maintenant que le manga (indisponible pendant quelques années) a été intégralement réédité chez Pika en 12 tomes, il n'y a pas de raison de se priver!

dimanche 1 juin 2014

Le shôjo du mois - Aishite Knight


 Aishite Knight de Kaoru Tada est l'un de mes shôjo favoris. Tout a commencé, comme la plupart des gens de ma génération, devant mon poste de télévision : j'adorais regarder Embrasse-moi Lucile / Lucile, Amour et Rock'n'roll (en fonction de la chaîne qui le diffusait!!) même si les membres de ma famille se moquaient du look pour le moins douteux de Mathias et Tristan!
Cet intérêt ne s'est pas dissipé avec le temps, et, au lycée, je ne ratais aucun épisode lors de sa rediffusion, et j'étais tellement passionnée que j'avais même commis quelques fanfictions mettant en avant le cultissime Dagobert Duronchon et surtout le génialissime Sheller!

Ma joie a donc été immense quand Tonkam a édité le manga original que je rêvais de lire depuis des années (d'ailleurs, j'avais commencé à lire la version scannée, chose très rare, car je déteste lire sur l'ordinateur!).

L'histoire

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce classique, Aishite Knight raconte la relation entre Yaeko, surnommée Yakko, jeune serveuse dans le restaurant d'okonomiyaki de son père, et un groupe de rock local : les Bee Hive. Yakko est une fille ordinaire, dotée d'un grand coeur, qui n'a jamais écouté de rock (son père n'aime que l'enka), qui a toujours été très sérieuse et  qui vit à mille lieues de Gô et Satomi, les deux figures phare du groupe. Ces derniers, en effet, sont beaux (enfin, c'est le point de vue des personnages du manga), ne vivent que pour leur passion, et sont adulés par leur groupies hystériques.

"Come on Rock'n'roll Knight! Yeah!"
Un manga pour fangirls qui aiment les cheveux roses et violets

L'intérêt du manga réside essentiellement dans les enjeux amoureux de l'histoire parasités par les débuts prometteurs des Bee Hive : Satomi et Gô sont-ils réellement intéressés par Yakko, la petite serveuse? Yakko pourra-t-elle vivre une relation sereine et épanouissante avec un rockeur séduisant? Lequel des deux choisira-t-elle?
En somme que de questions existentielles !


Des personnages cultes

L'histoire peut paraître banale et, pourtant, cette oeuvre est unique ! Toute la saveur d'Aishite Knight provient de l'ambiance qui s'en dégage et de l'originalité des personnages secondaires : le père de Yakko, vieux réactionnaire au coeur tendre, Hashizo, le petite frère permanenté de Gô, Juliano, le chat misanthrope amateur d'okonomiyaki, les camarades d'école maternelle de Hashizo très impliqués dans les intrigues des adultes, l'inoubliable Shella, rockeur efféminé aux moeurs libertines et j'en passe... 

Ils sont tous marquants, drôles et finalement très attachants. En cela, la version animée respecte vraiment l'état d'esprit du manga où un univers mémorable prend vie au fur et à mesure que l'histoire progresse et que la galerie de personnages s'étoffe, alternant légèreté et mélancolie.

Il n'y a que dans Aishite Knight que vous pourrez voir ce genre de scènes!

Une esthétique typique des 80's où les rockers portaient du brillant à lèvres rose pailleté

Le petit point faible d'Aishite Knight n'est par conséquent ni le scénario, ni la narration, mais le dessin. Le trait de Kaoru Tada, quoi qu'on en dise, a vieilli. Le style graphique est daté, et contrairement à d'autres vieux titres comme La Rose de Versailles ou Georgie, où le style rétro reste très efficace et très maîtrisé, dans Aishite Knight, on remarque quelques maladresses qui peuvent heurter le lecteur, et, malheureusement, rebuter les jeunes, peu habitués à ce genre de dessins. 

Gô sera-t-il séduit par le sublime Shella (Sheller en VF)?
Pour ma part, je trouve que ce côté visuellement kitsch participe au charme de l'oeuvre, à la fois ancrée dans son époque et éternelle! Au fond, Aishite Knight est un peu le Nana des années 80, plus niais, plus ringard, mais, beaucoup plus léger et tout autant passionnant! Les histoires d'amour et le rock'n'roll font définitivement bon ménage!

Juste pour le plaisir, Gô (Mathias) et Yakko (Lucile) dansant ensemble :


Et vous, êtes-vous plutôt Mathias ou Tristan?

mercredi 28 mai 2014

Jeune fille en rose

En faisant ce dessin, j'ai testé testé mes Copic achetés à Animate au Japon.

Sur le scan ce n'est pas évident, mais j'ai constaté que leur qualité n'était pas une légende : l'encre semble sécher moins vite qu'avec les autres feutres à alcool, permettant de faire des mélanges plus facilement (à moins que ce ne soit grâce à l'embout pinceau). De plus, les couleurs proposées en magasin sont plus proches, ce qui permet de réaliser un véritable travail de nuances et de faire des dégradés plus subtils.

Voici un zoom sur le visage (même si ça ne se voit pas davantage!!) :


mardi 27 mai 2014

Un peu de fanart

Je n'ai pas trop le temps de gribouiller ces temps-ci, alors je vous montre deux petits dessins inspirés par d'autres.
La copie est un exercice salutaire pour quelqu'un comme moi qui ne dessine pas suffisamment!

Voici un dessin inspiré du style de Shiitake:

Et un autre sur le thème de Vampire Knight :

mercredi 7 mai 2014

Le shôjo du mois - Papillon de Miwa Ueda


Miwa Ueda est surtout connue pour Peach Girl qui a eu beaucoup de succès tant au Japon qu'en France. Personnellement, j'ai toujours eu des réticences vis à vis de cette oeuvre (et, pourtant, les gens en disent beaucoup de bien) car je trouve les dessins de couverture trop criards et l'ambiance qui s'en dégage me rebute totalement.
Néanmoins, je me suis laissé tenter par Papillon dont l'histoire et les couvertures me semblaient plus subtiles et je n'ai pas été déçue!

L'histoire

Ce manga raconte l'histoire d'Ageha, une jeune lycéenne (évidemment!) qui est complexée par son physique et dont la personnalité est, en quelque sorte, étouffée par sa soeur jumelle Hana, qui, contrairement à elle, a l'art d'attirer tous les regards. Tout le propos du manga est de montrer comment notre petite "chrysalide" va devenir un joli papillon. 


Le titre prend tout son sens au fur et à mesure que le récit progresse : l'image du papillon pour représenter l'héroïne est utilisée tout au long du manga, mais, surtout, les papillons auront un rôle important dans le déroulement de l'intrigue, notamment à la fin. La clé de compréhension de l'histoire se trouve donc dans le nom de l'oeuvre et c'est à souligner car les titres ont trop souvent un rôle décoratif.


Une histoire et des personnages émouvants

Ainsi, Papillon est, avant tout, un shôjo psychologique et il ne faut pas s'attendre à de multiples péripéties ni même à rencontrer une foule de personnages secondaires sortant de l'ordinaire : le récit se centre uniquement sur les personnages principaux et leurs relations compliquées, ce qui est, au fond, très pertinent puisque les relations humaines ne sont jamais simples et c'est ce qui cause le plus de soucis dans la vie! Il n'est pas nécessaire de vivre de grandes aventures pour qu'une existence soit palpitante : les peines de coeur et les conflits familiaux suffisent à remplir des pages et des pages de roman et de bande-dessinée!

Papillon s'adresse donc davantage aux amateurs de shôjo qui apprécieront la justesse des émotions et le ton mélancolique de l'oeuvre.


Par ailleurs, on peut noter que les dessins sont très jolis et, je les trouve beaucoup plus délicats et gracieux que ceux de Peach Girl. J'apprécie réellement le style graphique adopté par Miwa Ueda ces dernières années et c'est une façon de dessiner qui correspond parfaitement à l'histoire, toute en douceur et subtilité.


mercredi 2 avril 2014

Le shôjo du mois - Vampire Knight de Matsuri Hino


Pour la sortie du dernier tome de la série en français ce mois-ci, j'ai choisi de vous présenter Vampire Knight, l'un des grands succès du genre shôjo de ces dernières années.

L'histoire
 
Il met en scène Yûki Kurosu, la fille adoptive du directeur de l'Académie Cross, une école expérimentale où les vampires et les humains cohabitent en paix. Yûki, insouciante et dynamique, n'est pas au bout de ses surprises : elle va peu à peu découvrir les secrets des uns et des autres et comprendre qu'elle se trouve au milieu de conflits politiques qu'elle ne soupçonnait pas entre les différents partis de ce monde surnaturel. En outre, elle est prise dans un triangle amoureux efficace entre deux beaux jeunes hommes ténébreux : Zero, son ami, recueilli lui aussi par le directeur Kurosu et, Kaname, le vampire énigmatique qui l'a sauvée quelques années auparavant.


Ce manga contient donc tous les éléments pour plaire à de jeunes lectrices romantiques, mais, il a aussi quelques faiblesses.

Une histoire pleine de surprises

Premièrement, les réels enjeux et la profondeur de l'histoire mettent du temps à se révéler : non seulement, les intrigues et les rebondissements intéressants apparaissent au bout de quelques tomes, mais, surtout, les personnages ne s'étoffent pas de suite. Les héros sont beaucoup plus complexes qu'ils ne le laissent apparaître dans un premier temps. De même, il y a beaucoup de personnages secondaires (ce qu'en général, j'apprécie beaucoup dans une oeuvre), cependant, en lisant les premiers volumes, on a du mal à les différencier et à voir ce que chacun d'eux peut apporter à l'histoire : concernant les lycéens vampires, on a même l'impression qu'ils ont été mis là de façon artificielle pour faire rêver les jeunes filles alors qu'ils auront tous un rôle important à jouer par la suite.


Deuxièmement, le lecteur adulte peut légitimement trouver que c'est un manga pétri de clichés et de mièvrerie ; un triangle amoureux dans un lycée de vampires qui portent des uniformes : voilà un contexte qui semble peu original...

En somme, on peut reprocher à Matsuri Hino de ne pas avoir su donner suffisamment d'indices au début de son manga pour entretenir le suspense et laisser entendre à son lecteur qu'elle avait entre les mains de beaux personnages et une histoire intéressante. En effet, quand l'ambiguïté des personnages et leurs véritables motivations apparaissent, la lecture devient très prenante. Au programme: conflits entre vampires et chasseurs, complots, quête d'identité, amour impossible... Tous les ingrédients pour une bonne histoire de vampires sont présents et on ne peut nier l'efficacité d'un tel mélange.


 Un régal pour les yeux

Cela dit, ce qui fait pour moi la force de Vampire Knight, ce sont les dessins de Matsuri Hino qui sont magnifiques, aussi bien en noir et blanc qu'en couleur. Elle maîtrise parfaitement son trait, et ses planches sont si agréables à regarder qu'on ne lirait la suite des aventures de Yûki que pour le plaisir des yeux ! (Naturellement, c'est subjectif car les goûts en matière de style graphique ne se discutent pas!)

D'ailleurs, l'artbook de Vampire Knight (que Panini Comics a eu le bon goût de publier en français) est superbe et mérite largement le détour, même si certains pourraient lui reprocher une esthétique un peu galvaudée mêlant une atmosphère gothique à celle d'un lycée à la japonaise.
Pour le plaisir des yeux, voici mes illustrations préférées :



 Ainsi, Vampire Knight est un manga à lire d'une traite pour apprécier réellement l'histoire : jusqu'à la fin, on se demande comment l'auteur va dénouer son intrigue et, personnellement, j'ai été satisfaite de ses choix, même si la chute est un peu rapide.

jeudi 6 mars 2014

Les Coups de coeur royaux

Shirley Temple 

Le mois dernier, cette grande figure de l'âge d'or d'Hollywood nous quittait à 85 ans. Pour beaucoup gens de mon âge, Shirley Temple est tout simplement inconnue, pour d'autres, elle est au mieux l'idole de leur grand-mère ! Mais, pour moi, c'est une source d'inspiration et de joie infinie...


J'ai découvert Shirley Temple à l'âge de neuf ou dix ans à travers des cassettes vidéo offertes par ma grand-mère. J'ai immédiatement adoré cette petite fille joyeuse et douée ! Il faut dire que j'ai été bercée par les comédies musicales hollywoodiennes depuis mon plus jeune âge et, ni les vieilles chansons, ni les claquettes ne me rebutent, bien au contraire !

Ses détracteurs disent que ce n'est qu'une enfant star désuète, un produit marketing comme un autre. Shirley a, en effet, enchaîné les films et les promotions dans les années 30, devenant un véritable phénomène de mode et l'effigie de nombreux produits dérivés, ce qui est critiquable étant donné son jeune âge et son incapacité à gérer alors son image.

Shirley Temple remettant un oscar à Walt Disney pour Blanche-Neige.
Cependant, elle avait un réel talent pour la comédie, le chant et la danse ! Je ne vois pas beaucoup d'enfants suffisamment charismatiques pour porter des films à eux seuls: elle avait une façon malicieuse et efficace d'interpréter ses personnages et, elle était, à mon avis, très intelligente et dégourdie pour être aussi décalée.

La filmographie de Shirley n'est pas remplie de chefs d'oeuvres, loin de là, d'autant plus que sa carrière s'est ralentie, puis, arrêtée en grandissant: elle a beau avoir tourné avec des réalisateurs célèbres et des vedettes de l'époque, cinématographiquement, ses premiers rôles ne sont vraiment pas marquants. Elle a raté le grand rôle de sa vie, le jour où la Fox n'a pas voulu la prêter MGM pour jouer dans Le Magicien d'Oz. Elle avait l'âge et la fraîcheur du rôle, mais Dorothy sera à jamais Judy Garland (à mon plus grand regret T_T).

Cela dit, à la fin des années 30, elle a joué dans des films de qualité supérieure : elle était plus grande, meilleure actrice et elle avait enfin des rôles intéressants.

Mon film préféré reste Ching Ching (Stowaway en anglais), une bonne comédie typique des années 30 avec des acteurs adultes qui ne sont pas des faire-valoir, ce qui est malheureusement le cas dans la plupart des films de Shirley. On y retrouve le séduisant Robert Young dans le rôle d'un dandy dont la vie de célibataire endurci sera bouleversée par la petite fille.

 Shirley Temple et Robert Young

Shirley Temple a aussi tourné dans des adaptations de classiques de la littérature enfantine, qui bénéficient, du coup, d'un scénario moins stéréotypé que ses autres films, et qui ont le mérite de faire découvrir ces histoires au jeune public. 
Il y a notamment :
Heidi (1937)
d'après Johanna Spyri (qui est quand même très niais)

Shirley sur le tournage de Heidi.

La Petite Princesse (1939)
d'après l'immense et merveilleuse Frances H. Burnett (oui, je suis fan!!)

Sara Crewe et sa fameuse poupée Emily.

L'Oiseau bleu (1940)
d'après Maeterlinck , film qui voulut concurrencer Le Magicien d'Oz mais qui fut un échec


Enfin, j'aime beaucoup La Vie en rose (Just around the corner), une comédie sur fond de Grande Dépression, contenant des scènes musicales très jolies avec le grand Bill Robinson.

Shirley Temple et Bill Robinson dans ce qui fut leur dernière collaboration (La Vie en rose, 1938)
Hélas, tous les films de Shirley Temple n'existent pas en DVD chez nous et les versions françaises sont atroces : le doublage est vraiment très très daté ! En outre, les traducteurs nous ont gratifiés de chansons en français, ce qui nous prive de l'interprétation charmante de Shirley. Bref, ces films sont à voir en VO pour être appréciés à leur juste mesure.

Pour ceux qui veulent découvrir les chansons de notre petite star, voici une compilation de tous les morceaux tirés de ses films, y compris ceux qu'elle ne chante pas elle-même (tous les titres ne sont pas éternels mais il y a de jolies chansonnettes rétro) :

mercredi 5 mars 2014

Teenage Dream


J'avais envie de représenter mes personnages quand ils seraient adolescents. Voici donc un petit dessin vite fait de Lupin en mode beau gosse. Les amateurs reconnaîtront son goût pour le bleu et les chemises à carreaux.
Reste à savoir pour qui est ce bouquet de fleurs...

lundi 3 mars 2014

Le shôjo du mois - Lollipop de Ricaco Iketani


L'histoire

Lollipop est un shôjo très émouvant qui raconte l'histoire de Madoka Goto, une lycéenne dont les parents viennent de gagner cent millions de yens à la loterie. Ce gain bouleverse sa vie: elle quitte le cocon familial pour vivre à côté d'une famille étrange, les Asagi, et cela occasionne plusieurs rencontres qui vont durablement modifier sa personnalité et lui permettre de s'affirmer davantage.

Lollipop se distingue des autres shôjo manga par la finesse psychologique dont fait preuve son auteur car son contenu est extrêmement classique.

En effet, l'histoire peut sembler banale au premier abord: il s'agit d'une jeune fille qui découvre l'amour et qui apprend à devenir indépendante, et, le lecteur peut légitimement se dire que cette série n'a rien de plus qu'un shôjo traditionnel. D'ailleurs, la promotion faite par Delcourt au moment de sa sortie, évoquant "une histoire de Cendrillon des temps modernes", ne rendait pas justice à l'oeuvre qui n'a rien à voir avec un conte et qui s'intéresse très peu à l'ascension sociale de l'héroïne.

Un shôjo lycéen plein de finesse

Tout l'intérêt de Lollipop réside dans le talent de sa dessinatrice à rendre compte des sentiments de ses personnages, notamment le questionnement de Madoka dont le coeur balance entre deux garçons. Ce triangle amoureux (canonique dans les shôjo !) est raconté avec une grande justesse : il ne s'agit pas de créer une tension artificielle entre les personnages mais de montrer à quel point l'héroïne ignore tout du véritable amour. En cela, Lollipop n'a rien à voir avec les manga pour midinettes dont on peut raffoler par ailleurs mais qui manquent terriblement de subtilité.



Des personnages mémorables

En outre, Ricaco Iketani met en scène des personnages très attachants, ce qui, naturellement, renforce son propos. Tout au long de l'histoire, on a plaisir à découvrir leurs personnalités affirmées, et, en dépit de leurs faiblesses et de leurs erreurs, ils sont tous touchants et, surtout, marquants. Aucun d'eux n'est jugé ou méprisé et on finit toujours par comprendre leurs motivations, même quand leurs actes sont critiquables.


En ce qui concerne la narration, Iketani s'appuie beaucoup sur le point de vue de l'héroïne, ce qui permet de s'identifier facilement à elle. Cela dit, elle s'en détache de temps en temps pour nous faire entrevoir des bribes d'intrigue, entretenant ainsi un léger suspens concernant la véritable nature des personnages et leurs relations.

Un style original

Outre la qualité de la narration et l'intérêt de l'histoire, Lollipop bénéficie d'un graphisme soigné et stylé auquel j'adhère tout particulièrement. Les planches en noir et blanc sont maîtrisées et les illustrations en couleur sont vives et joyeuses.


Mon seul regret depuis que j'ai découvert Ricaco Iketani, c'est que ses autres titres n'ont pas été traduits en français!
Sa série actuelle, Six Half, pré-publiée dans Cookie, mériterait vraiment une sortie chez nous pour les mêmes raisons : la psychologie des personnages y est très intéressante et les dessins sont encore plus beaux. *__*
Et, pour le plaisir des yeux, voici une illustration tirée de Six Half :


dimanche 2 mars 2014

Le pouvoir des fleurs


Le mois de mars est arrivé et nous attendons vivement la venue du printemps au Royaume des Fleurs!

jeudi 27 février 2014

Le shôjo du mois - Gokinjo, une vie de quartier d'Aï Yazawa

Le genre du shôjo manga étant une grande source d'inspiration pour moi, j'ai décidé de vous parler chaque mois d'un titre shôjo que j'aime particulièrement.

Commençons par l'une de mes oeuvres favorites : Gokinjo, une vie de quartier d'Aï Yazawa.


Aï Yazawa est célèbre à travers le monde pour sa série inachevée, Nana. Si ce titre reste sans doute son chef d'oeuvre d'un point de vue narratif et psychologique, elle a signé auparavant d'autres manga très bien écrits :  Je ne suis pas un ange et Gokinjo.

L'histoire

Gokinjo est l'oeuvre la plus positive et légère de l'auteur : elle met en scène Mikako Kôda, une jeune fille au caractère bien trempé qui rêve de devenir styliste et qui étudie pour cela à l'institut Yaz'art.


Mikako est entourée, comme toujours dans les oeuvres de Yazawa, d'une pléïade de personnages secondaires plus attachants et savoureux les uns que les autres. Tout au long de l'oeuvre, on voit Mikako grandir et avancer vers son rêve : elle apprend à mieux se connaître et, surtout, à mieux comprendre ceux qui l'entourent. C'est, en somme, un manga d'apprentissage se déroulant dans un univers créatif et fantaisiste.
Ce résumé pourrait paraître peu attractif : l'une des caractéristiques des oeuvres de Yazawa est que, la plupart du temps, il ne se passe pas grand chose : aucune aventure grandiose, pas de sauvetage du monde ni de pouvoirs magiques. Il ne faut pas s'attendre à des rebondissements hautement romanesques (quoique, dans Nana, on peut considérer qu'il y en a quelques uns). Il est donc un peu vain de résumer l'histoire et, d'ailleurs, cela est souvent le cas pour les shôjo lycéens qui s'intéressent plus aux sentiments qu'aux faits.

Un univers original, frais et créatif

Ainsi, l'intérêt des bandes-dessinées de Yazawa réside avant tout dans sa manière de raconter les histoires et dans l'ambiance qui s'en dégage. Elle a la capacité rare de créer des personnages crédibles (et, pourtant, si peu réalistes par certains aspects) auxquels on ne peut que s'attacher.


Outre les personnages, Aï Yazawa aime beaucoup développer son univers, un monde urbain fait d'artistes excentriques, d'objets stylés et de tenues uniques: ce talent pour inventer un univers fictif dans lequel on se plonge aussi facilement est l'une de ses grandes forces. D'ailleurs, elle aime faire des clins d'oeils entre ses différentes séries, donnant ainsi une cohérence très particulière à son oeuvre: au fil des années, elle a tissé un monde de papier si vivant que ses fans finissent par surnommer leur entourage d'après les noms de ses personnages et faire référence sans cesse à ses mangas!

Mais, si j'aime toutes les oeuvres de Yazawa que j'ai pu lire pour ses qualités de conteuse, mon goût particulier pour Gokinjo s'explique par sa fraîcheur et son graphisme original. 

L'artbook de Gokinjo est en cela supérieur à ceux de Nana et de Je ne suis pas un ange. Elle y développe, en effet, l'univers coloré de la marque de vêtements de Mikako, Happy Berry, inspirée de la mode des années 60/70 mais aussi du lolita.


Ainsi, Gokinjo est le résultat de l'équilibre parfait entre les codes classiques du shôjo, une narration efficace et des graphismes originaux ; ceux qui ne le connaissent pas encore, passent à côté d'une très grande oeuvre!
Personnellement, je l'ai relu de nombreuses fois et la nouvelle (et superbe) édition deluxe chez Delcourt est un bon prétexte pour s'y mettre ou s'y replonger !