
Pour la première fois dans l’histoire de la presse du royaume, Hardcore, le célèbre opposant au régime de Sa Très Florale Majesté, nous reçoit dans sa demeure (après un an de silence médiatique) à l’orée de la Forêt Mystérieuse. La porte d’entrée du rat révolutionnaire se trouve entre deux grosses racines et est protégée par un joli feuillage vert (notre homme n’aime pas les importuns) ; elle ouvre directement sur le salon de Hardcore et quelle surprise avons-nous eue en découvrant un intérieur très coquet et douillet !
LA GAZETTE DE FLEURVILLE : Hardcore, vous recevez des journalistes pour la première fois chez vous, pourquoi avoir attendu si longtemps pour faire découvrir votre adorable intérieur au public ?
HARDCORE : J’ai toujours dissocié vie publique et vie privée, à l’instar de Childéric, mon ancien maître, star incontestable dans nos contrées. Je ne tenais pas, en tant qu’intellectuel et homme politique, à être vu dans les gazettes mondaines, mais je suis aussi un artiste, écrivain et peintre, comme chacun sait, et je tiens à partager avec mes fans ce qui m’est le plus cher et le plus personnel.
LA GAZETTE DE FLEURVILLE : Nos lecteurs s’étonneront de découvrir que vous vivez dans un lieu à la décoration très traditionnelle. N’est-ce pas contradictoire pour un révolutionnaire ?
HARDCORE : Permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous ; je suis pour une révolution politique, l’établissement d’une société plus juste. Cela ne m’empêche pas de respecter le passé et les traditions qui ne se heurtent pas au progrès social. En somme, aimer les jolies choses qu’admiraient mes grands-parents n’est pas un frein à mon désir de renverser le régime en place.
LA GAZETTE DE FLEURVILLE : Votre essai politique n’a pas connu le succès escompté, comment vivez-vous cet échec ?
HARDCORE : Comme toujours, je me sens parfaitement incompris. Etant donné que je suis en avance sur mon temps, mon message n’a pas été reçu comme il le fallait par les Fleurvilliens, profondément conservateurs et monarchistes. Je ne doute pas que, dans quelques décennies, mon œuvre sera appréciée à sa juste valeur.
LA GAZETTE DE FLEURVILLE : Nous vous remercions de votre accueil chaleureux. Pouvez-vous, pour finir, donner à nos lecteurs le secret de votre thé, si délicieux ?
HARDCORE : Merci à vous. Je vous ai accueilli rat-leureusement, comme il se doit. Je garde mon secret car il faut conserver un peu de mystère : je ne vais pas tout vous dévoiler en une après-midi.
Mme La Fouine pour La Gazette de Fleurville.
2 commentaires:
Il parait si gentil comparé à ses emportement révolutionaires ! Je l'aprécie d'autant plus ;)
Il dit qu'il a des fans mais était-ce vrai ????????
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